72 % des PME canadiennes ont subi une cyberattaque en 2024, soit une hausse de 9 points de pourcentage en un an. Et la plupart d'entre elles pensaient être suffisamment protégées. Voici la réalité du terrain, avec les chiffres qui le prouvent.
Le constat québécois
Les cybercriminels ne font pas la différence entre une grande entreprise et une PME
Si vous pensez que les cyberattaques ne ciblent que les grandes corporations, les chiffres vous contredisent. 63 % des PME québécoises ont été attaquées au cours de la dernière année, selon le sondage KPMG 2023. Et la situation empire : en 2024, ce chiffre atteint 72 % à l'échelle canadienne.
Le problème n'est pas que les PME sont imprudentes. C'est qu'elles sont moins équipées pour se défendre — 65 % d'entre elles affirment ne pas avoir le personnel qualifié pour gérer la cybersécurité, et 70 % n'ont pas les ressources financières pour investir dans des solutions adaptées.
Résultat : elles deviennent la cible de choix. Plus faciles à attaquer, moins susceptibles de riposter.
En 2023, les dépenses totales de rétablissement après un cyberincident au Canada ont doublé par rapport à 2021. Les entreprises canadiennes paient de plus en plus cher pour se remettre d'attaques qui auraient pu être évitées.
Les menaces en chiffres
Les 4 menaces qui paralysent les PME québécoises
Ces attaques n'exploitent pas de failles ultra-complexes. Elles misent sur des vulnérabilités du quotidien — un courriel mal vérifié, un mot de passe réutilisé, un système non mis à jour.
59 %
des entreprises canadiennes victimes d'une attaque par rançongiciel. Vos données chiffrées, vos opérations paralysées.
95%
des incidents de cybersécurité commencent par un courriel d'hameçonnage. La porte d'entrée la plus commune — et la plus efficace.
74%
des PME québécoises ont des systèmes ou infrastructures vieillissants qui les rendent vulnérables aux attaques par credential stuffing.
70%
des PME canadiennes n'ont pas le personnel pour surveiller leurs systèmes. Télétravail, appareils personnels, Wi-Fi public : autant de portes ouvertes.
Comprendre pour se protéger
Comment fonctionne un rançongiciel et pourquoi 160 000 $ ne suffisent pas
Un rançongiciel ne débarque pas comme dans les films. Il entre discrètement, se propage en silence et frappe au moment où vous êtes le plus vulnérable.
Infiltration — Jour 1
Un employé clique sur un lien dans un courriel qui semble venir de votre fournisseur, de Revenu Québec ou même de votre banque. Le logiciel s'installe en arrière-plan.
Propagation silencieuse — Jours 2 à 14
Le logiciel cartographie votre réseau, identifie vos sauvegardes et vos données les plus sensibles, et se propage sans déclencher d'alarme.
Activation — Le jour J
Toutes vos données sont chiffrées simultanément. Un message apparaît : payez en cryptomonnaie dans les 48 heures ou perdez tout. Vos opérations s'arrêtent complètement.
Le vrai coût — Semaines suivantes
Même en payant, seulement 60 % des données sont récupérées en moyenne. Ajoutez les semaines d'arrêt, les coûts de reprise, l'atteinte à la réputation et les obligations légales (Loi 25).
66 % des PME canadiennes n'ont aucun plan en cas d'attaque par rançongiciel — selon le sondage KPMG 2024. Ce n'est pas un manque de volonté. C'est un manque de temps, de ressources et souvent d'information sur les solutions accessibles.
Obligation légale
La Loi 25 : une obligation, pas une option
Depuis septembre 2023, la Loi 25 est pleinement en vigueur au Québec. Elle s'applique à toutes les entreprises qui collectent des données personnelles, quelle que soit leur taille. Un carnet de contacts clients, une liste de courriels, des dossiers d’employés : vous êtes concerné.
Responsable désigné
Vous devez nommer un responsable de la protection des renseignements personnels et publier ses coordonnées.
Registre des incidents
Tout incident de confidentialité doit être consigné dans un registre et évalué selon des critères précis.
Notification obligatoire
En cas de violation présentant un risque sérieux, vous devez notifier la CAI et les personnes concernées.
Amendes importantes
Les infractions peuvent entraîner des amendes allant jusqu'à 25 millions $ ou 4 % du chiffre d'affaires mondial.
La conformité à la Loi 25 n'est pas qu'une obligation légale — c'est aussi une démonstration de sérieux envers vos clients et partenaires. Eosium vous accompagne dans l'évaluation de votre conformité et la mise en place des mesures requises.
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